Borchure pédagogique Zoo Amnéville - page 7

P
ROTECTION
DES ESPÈCES MENACÉES
Le Zoo d’Amnéville est dépositaire
d’animaux saisis par les services
des douanes.
Grâce à ses fonctions d’expert CCED
(Commission de Conciliation et
d’Expertise Douanière)
, Michel LOUIS
peut avoir une action directe contre
les trafiquants d’animaux.
LES LOIS
SUR LA PROTECTION DE
LA NATURE
Convention de Washington
(Annexes 1, 2, 3)
Règlement CE
(Annexes A, B, C)
Loi Française
Pour avoir de plus amples renseignements
sur les espèces en danger et la protection de la Nature,
n’hésitez pas à nous contacter, ou adressez-vous à l’un des organismes suivants :
Ministère de l’Écologie
et du Développement Durable
Grande Arche - Tour Pascal A et B
92055 La Défense CEDEX
Tél. 01 40 81 21 22
WWF France
188 Rue de la Roquette
75011 Paris
Tél. 01 55 25 84 84
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Promulguée en 1973,
La Convention de Washington (CITES)
a pour but de contrôler et de
restreindre le commerce international des espèces menacées. 150 pays, dont ceux de la
Communauté Européenne, l’ont ratifiée. Elle répartit les espèces menacées en plusieurs
annexes :
Annexe 1
: espèces en danger de disparition. Commerce international interdit.
Annexe 2
: espèces vulnérables sur l’ensemble de leur aire de répartition. Commerce inter-
national réglementé, soumis à autorisation.
Annexe 3
: espèces localement vulnérables, dont le commerce international est réglementé
et soumis à autorisation en provenance d’un ou plusieurs pays signataires.
La CITES est appliquée dans la Communauté Européenne par le
REGLEMENT C.E
.
Aux annexes 1, 2 et 3 de la CITES correspondent les
annexes A, B et C
du Règlement C.E.
Mais ce dernier étend les mesures de protection à un plus grand nombre d'espèces.
La Convention deWashington et le Règlement CE font l’objet d’une mise à jour tous les deux
ans, lors de la Conférence des Parties.
La LOI FRANCAISE
protège strictement la plupart des espèces animales présentes sur le
territoire national ainsi que dans les départements et territoires d’Outre Mer, notamment en
Guyane. Pour toutes les espèces concernées, l’enlèvement, la mutilation, la destruction, la
capture et la commercialisation sont rigoureusement interdits (commercialisation autorisée
pour les spécimens nés en captivité).
Les populations humaines ne cessent de
conquérir les espaces autrefois sauvages
de la planète ; la pollution, la destruction
des milieux naturels, l'assèchement des
zones humides, la chasse et le trafic met-
tent plus de 16.000 espèces animales en
danger d'extinction !
Des destructions massives ont pour pré-
textes la viande ou la fourrure, le trophée,
l'ivoire... D'autres ont pour motifs l'igno-
rance ou la superstition...
La mode des nouveaux animaux de com-
pagnie entraîne la capture de millions de
spécimens (perroquets, singes, reptiles,
etc...) dont 80 % meurent avant même
d’arriver à destination, et d’autres peu
après, suite au stress engendré par les
conditions scandaleuses de capture, de
stockage et de transport.
De nombreuses nations ont pris conscience
du problème et ont promulgué des lois de
protection, Il était grand temps ! Mais les
espèces protégées sont 1’objet du trafic le
plus lucratif après la drogue et les armes !
Nous pouvons tous lutter à notre niveau
contre ce fléau, en refusant d'acheter les
produits fabriqués aux dépens de la biodi-
versité : manteaux de fourrure, sacs ou
chaussures en peaux de reptiles, oeufs, ani-
maux empaillés, animaux naturalisés,
objets en ivoires, dents ou griffes,
papillons, carapaces de tortues, mets exo-
tiques, coraux, etc...
Avant d’acquérir tout animal non domes-
tique, demandez-vous sérieusement si vous
avez les moyens et des connaissances suffi-
santes ! Assurez-vous préalablement de la
légalité de votre acquisition et, notamment,
que l'animal n'a pas été prélevé illégale-
ment dans son milieu naturel !
La destruction des milieux naturels constitue
aujourd'hui pour la biodiversité un péril
encore plus grave que le trafic : pollutions,
déforestation, explosion démographique,
extension anarchique des terres agricoles et
industrielles, réduisent les espaces naturels à
une vitesse effrayante.
Là encore, quelques gestes simples peuvent
permettre à chacun de nous de contribuer à
sauvegarder 1’environnement : ne plus ache-
ter de bois tropicaux, ou exiger à tout le
moins le label écologique FSC ; économiser
1’eau et 1’énergie, récupérer l'eau de pluie,
éviter d'utiliser des matériaux jetables ou
qu’on ne sait pas recycler (lingettes, sacs en
plastique), trier les déchets, choisir les les-
sives et détergents les moins nocifs pour
l’environnement ; de façon générale, ne rien
jeter dans la nature ni surtout dans la mer :
sacs et bouteilles en plastique, ballons gon-
flables et autres détritus sont souvent avalés
par les tortues marines, les otaries, les
phoques et les dauphins qui en meurent.
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