Orang-outan

Pongo abelii

Ordre : Primates

Famille : Homonidae

Genre : Pongo

Poids

♀ 40 - 50 kg - ♂ 90 - 120 kg

Taille

80 - 140 cm

Régime

Omnivore (principalement frugivore)

Milieu

Forêt équatoriale

Gestation

9 mois

Longévité

50 ans

Homme des bois

L’orang-outan, qui signifie « homme des bois en malais » est l’un des derniers grands singes d’Asie. C’est le plus grand mammifère arboricole. Animal paisible et solitaire, il reste perché dans la cime des arbres ne parcourant pas plus de 1 km par jour. 

La vie de l’orang-outan se passe tout entière dans la canopée, seuls les mâles descendant parfois au sol. Il se nourrit le jour, surtout de fruits, et dort la nuit sur une plate-forme de branches entrelacées. La femelle met bas dans un nid au sommet des arbres et le minuscule nouveau-né reste accroché à elle pendant qu’elle se déplace. Le couple reste uni jusqu’à ce que sa progéniture ait neuf ans.

L’orang-outan est solitaire quoiqu’il lui arrive de retrouver des congénères au pied d’un arbre fruitier et que les adolescentes se promènent parfois en bande pendant deux ou trois jours. Les mâles annoncent leur présence par des appels prolongés.

Un animal ingénieux

Comme les autres grands singes, l’orang-outan utilise des outils. C’est même l’un des plus doué à ce jeu-là. Par exemple chaque nuit à l’aide de branches et de feuillages, il se constitue un lit pour dormir sereinement dans la cime des arbres. Si la pluie survient, pas de soucis il fera en sorte de trouver une grosse feuille pour s’en protéger. Ou encore utiliser des brindilles pour retirer les pépins d’un fruit ou pour extraire de la nourriture dans un endroit où ses doigts ne passeraient pas.

Longtemps considérés comme appartenant tous à la même espèce, les orangs-outans en forment en réalité deux, celle de Bornéo et celle Sumatra (Pongo abelii). 

Dernier grand singe d’Asie, les populations d’orangs-outans sont réparties sur deux îles d’Asie du Sud-est : l’île de Bornéo et celle de Sumatra.

Les orangs-outans ont une alimentation variée. Ils préfèrent les fruits mais mangent aussi les autres parties des plantes ainsi que du miel, des œufs et de petits animaux comme des lézards, des termites ou de petits oiseaux. A noter que l’orang-outan prépare sa nourriture avec les mains et les dents : il arrache les plantes et épluche les fruits pour en dégager la chair.

 

 

Ces grands singes originaires des forets primaires d’Asie du sud-est sont de véritables danseurs des cimes. C’est avec une élégance incomparable qu’ils se déplacent d’arbre en arbre à l’aide de leurs longs bras musclés. Ce système de déplacement commun aux gibbons entre autres s’appelle le déplacement par brachiation.

Seuls les jeunes orangs-outans ont des prédateurs : le python réticulé.

Les orangs outans ont une culture, des codes, des mœurs qu’il faut apprendre et enseigner de génération en génération. Apprendre à connaitre la jungle, ses arbres, ses fruits, les branches auxquelles s’accrocher, celles ou faire son nid ou encore les dangers demande beaucoup de temps. Les jeunes restent avec leur mère jusqu’à ce que celles-ci s’en désintéresse pour élever un nouveau petit. Cette séparation peut avoir lieu entre 6 et 9 ans.

 

L’orang outan est un animal dont les populations sauvages sont plus fragiles que jamais. La culture intensive d’huile de palme décime les forêts dont ils sont dépendants pour vivre. Arrachés à leur milieu ils meurent de faim ou de braconnage. La fragmentation des forêts par les routes empêche les arbres de se toucher et barrent la route à ces animaux dont la densité des canopées est le seul moyen de déplacement sécurisé.     

La maturité sexuelle intervient très tard. Elle est estimée aux alentours de 15 ans. Cela est notamment dû à la longue phase d’apprentissage des jeunes qui vont rester environ 9 ans avec leur mère.

Il existe un fort dimorphisme sexuel chez les orangs-outans. Les mâles sont bien plus gros et grands que les femelles. Le disque facial qui s’étoffe avec l’âge. Les plus grands mâles ont une envergure pouvant atteindre les 2m40.

Quand un long cri terrible retentit dans la jungle de Bornéo ou de Sumatra, les indigènes disent que c’est l’orang-outan qui pleure son épouse humaine échappée de son nid… Ce grand singe roux solitaire a des mœurs si secrètes que bien des fables ont couru sur lui avant qu’on ne connaisse réellement sa vie. D’après les légendes entretenues par les Malais, l’orang-outan est doté de la parole et est donc capable de parler. Cependant, conscient que cette capacité pourrait le forcer à faire plus d’efforts et à travailler, il se retient de de le faire. L’orang-outan est un singe éminemment respecté par les tribus vivant au sein de la jungle de Bornéo, comme les Dayaks. Pour ce peuple, l’orang-outan est considéré comme un ancêtre qu’il se doit de respecter, à la manière d’un grand sage. D’ailleurs, il est courant de voir les maisons traditionnelles de Dayaks décorées en arborant des dents et des crânes de vieux orang-outan.

Localisation

Asie du Sud-Est, sur les îles de Sumatra et de Bornéo