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Antilope rouanne

Hippotragus equinus

Ordre : Artiodactyla / Famille : Bovidae / Genre : Hippotragus

Poids

225 à 300 kg

Milieu

Savane

Régime

Herbivore

Taille

140 à 160 cm

Gestation

8 à 9 mois

Longévité

17 ans

Localisation

De la Gambie à l’Afrique centrale jusqu’à l’Afrique du Sud

Qu'est-ce qu'une Antilope rouanne ?

L’antilope rouanne est également appelée antilope cheval d’où son nom scientifique Hippotragus equinus. Son allure, sa taille imposante et sa crinière rappelle la silhouette du cheval. Il s’agit en effet de la deuxième plus grande antilope après l’élan de Derby. L’antilope rouanne pèse entre 225 et 300 kg. Les mâles sont plus imposants que les femelles. Les 2 sexes possèdent de longues cornes, entre 55 et 99 cm de longueur. Elle mesure entre 140 et 160 cm au garrot. 

Son pelage est brun grisâtre à fauve roux. La face ventrale est blanche, son museau est noir et blanc. Les jeunes sont plus claires que les adultes.  

L’antilope rouanne possède une large aire de répartition. Elle s’étend de la Gambie à l’Afrique centrale jusqu’à l’Afrique du Sud. Elle s’est pourtant rétrécie au fil des décennies. L’antilope rouanne a disparu du Burundi et de l’Erythrée. L’espèce s’est éteinte également au Swaziland avant d’être réintroduite par la suite. Elle a également été réhabilité dans certaines zones en Afrique du Sud où est localement menacée. Elle vit dans les savanes boisées et les prairies à proximités des points d’eau. Au total, 6 sous-espèces sont reconnues.  

L’antilope rouanne est herbivore. Elle se nourrit d’herbe, de pousses et de feuilles. Par son régime alimentaire, elle joue un rôle écologique important de pâturage. Elle permet d’entretenir des milieux ouverts tels que les prairies et d’enrichir les sols de nutriments par ses excréments. L’antilope rouanne est un ruminant comme la vache. Elle possède 3 pré-estomacs. Des échanges se font ainsi avant la véritable digestion. Elle ingère une grande quantité de nourriture qu’elle mache peu et envoie dans le rumen à l’aide de sa salive. La nourriture est régurgitée, machée et fragmentée afin d’être envoyée dans la deuxième poche pré-gastrique, le bonnet, puis le feuillet avant d’arriver dans le véritable estomac, la caillette et de commencer une deuxième digestion. 

L’antilope rouanne est grégaire et vit en harem composé d’un mâle dominant, de femelles et de leurs petits. Les femelles sont représentées par une femelle dominante. Les troupeaux sont généralement constitué de 6 à 15 individus mais des groupes allant jusqu’à 35 antilopes ont déjà été observés. A l’adolescence, les jeunes adultes sont chassés du troupeau par le mâle dominant afin d’éviter la consanguinité. Ils se rassemblent pour former des groupes de mâles célibataires pour s’entraider aux combats sous forme de jeux. Ces groupes sont généralement formés de 3 à 5 mâles, 12 au maximum. Une fois aguerris, à l’âge de 5,6 ans, ils se séparent et tentent de prendre le contrôle d’un harem par des combats à coups de cornes. Malgré leur violence, les morts sont rares.  

L’antilope de rouanne est principalement active pendant les périodes fraîches de la journée, le matin et le soir. Elle se retire dans la végétation pour se reposer durant les périodes chaudes. Elle n’est pas particulièrement farouche dans les zones où elle n’est pas chassée. Plutôt rapide, elle peut galoper jusqu’à 57 km/h afin d’échapper à ses prédateurs comme le lion, la hyène tachetée, le léopard ou encore le lycaon. 

L’espérance de vie de l’antilope rouanne est d’environ 17 ans.  

L’antilope de rouanne n’a de saison de reproduction spécifique. La femelle s’écarte du troupeau pour mettre au monde 1 seul petit après 8 à 9 mois de gestation. C’est l’un des rares mammifères nidicoles. Le petit reste caché dans un nid, dans les hautes herbes à l’abri des prédateurs pendant que la femelle rejoint le troupeau la journée. Le petit produit peu d’efforts et économise son énergie. Il croit alors rapidement. Son poids peut ainsi tripler en 5 semaines. Il est assez rapide pour tenter de fuir aux prédateurs et rejoint le troupeau avec sa mère. Il est sevré au bout de 6 mois. 

L’antilope rouanne n’est actuellement pas considérée comme menacée. Son aire de répartition est grande. Environ 60% de sa population vit dans des aires protégées. Elle est classée “préoccupation mineure“ par l’Union internationale pour la conservation de la nature soit le stade le plus favorable. Malgré cela, le nombre d’individus semblent diminuer. Elles étaient 76 000 en 1999. Aujourd’hui, 50 000 à 60 000 individus matures, donc en âge de se reproduire sont recensés. Certaines populations ont baissé de 70% entre 1978 et 1998. En Afrique du Sud, elle est même classée localement “en danger”. 

L’antilope rouanne est fortement chassée comme viande de brousse mais aussi comme trophées. Elle est également impactée par la perte de son habitat notamment pour la plantation de cultures de coton. Aujourd’hui, elle est protégée mais le braconnage reste une menace pour l’espèce. 

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