Wallaby de bennett

Macropus rufogriseus

Ordre : Diprotodontia / Famille : Macropodidae / Genre : Macropus

IUCN-scale-black-LC (1)
Wallaby de Bennett

Poids

13-17 kg

Milieu

Forêt d’eucalyptus

Régime

Herbivore

Taille

Environ 1 mètre de haut

Gestation

30 jours

Longévité

15 ans

répartition Wallaby de Bennett

Localisation

Australie

Qu'est-ce qu'un wallaby de Bennett ?

Le wallaby de Bennett est un petit mammifère marsupial originaire d’Australie qui peuple les forêts côtières de l’Est et du Sud-Est de l’Australie. Les marsupiaux sont des animaux typiques du continent Australien, mais ils peuvent également se retrouver sur d’autres continents. 

On trouve le wallaby de Bennett à l’état sauvage sur les territoires de l’Est de l’Australie (Queensland, Nouvelle Galle du Sud, Victoria), la Tasmanie, ainsi qu’une petite partie au sud de l’Australie du Sud et les îles avoisinantes.

Ce sont des animaux polygames et territoriaux, le territoire des femelles chevauche celui des mâles, que ces derniers ont conquis lors d’affrontements. Ce sont également d’excellent nageurs, qui peuvent dans certains cas, traverser des cours d’eau facilement grâce à leurs pattes arrière. Leurs oreilles sont constamment en mouvement, et peuvent tourner à 180 degrés afin d’entendre tout ce qui se passe autour d’eux. 

Une des caractéristiques des marsupiaux est leur mode de reproduction. Le placenta, qui est un organe qui se développe au cours de la gestation, et qui permet des échanges gazeux et de nutriments entre la mère et le fœtus, est absent ou très peu développé chez les marsupiaux. Ces animaux ont donc une gestation très courte, afin d’éviter le manque d’oxygène et de nutriments. Les petits naissent donc à l’état d’embryon, ils pèsent moins d’un gramme, mesurent seulement 2 cm et naissent nus et aveugles. La petite grimpe à l’aide de ses pattes avant sur le ventre de sa mère, qui l’aide en léchant les poils de son ventre jusqu’à sa poche. Une fois arrivé dans la poche, que l’on appelle aussi le marsupium, le petit s’agrippe à une des 4 mamelles, et va donc continuer son développement pendant les 10 prochains mois. La poche des marsupiaux est un véritable incubateur vivant, et permet au petit de rester à bonne température (35 degrés environ), durant toute la phase de son développement.

Petit à petit, le jeune wallaby commence à sortir progressivement sa tête de la poche, afin de regarder le monde qui l’entoure. C’est à partir de 5 mois, il finit par sortir de plus en plus souvent de la poche tout en continuant à venir téter, jusqu’à ce qu’il soit trop grand pour y retourner. Une femelle wallaby de Bennett peut à la fois allaiter un petit dans sa poche, et être déjà gestante d’un second petit. Ce dernier voit son développement mis “en pause” durant la lactation du premier petit. C’est ce qu’on appelle la diapause, elle dure en moyenne 11 mois. Une fois le premier petit sevré, le second termine son développement, et finit par naître. Il prend ensuite sa place dans la poche et termine sa croissance accrochée à une mamelle.

Lors d’un déplacement lent, ils utilisent leurs 4 pattes, et prennent appui sur leur queue. Ils peuvent avancer à ce rythme à une vitesse allant jusqu’à 6km/h. En revanche, en cas de besoin, ils peuvent se déplacer en bondissant, uniquement avec leurs pattes arrière, à une vitesse allant jusqu’à 60 km/h, et utilisent alors leur queue comme un balancier. Leurs membres antérieurs quant à eux, sont utilisés principalement pour se toiletter et amener la nourriture à la bouche.

Le régime alimentaire des wallabys de Bennett est exclusivement herbivore. Ils se nourrissent donc principalement d’herbe, mais peuvent occasionnellement consommer des fruits, ou des racines. Ils digèrent la cellulose comme les animaux ruminants, et peuvent survivre uniquement avec l’eau contenue dans leur alimentation. Ils ne s’hydratent à un point d’eau que lors de fortes chaleurs.

Les principaux dangers qui pèsent sur ces animaux, proviennent de la proximité avec des prédateurs introduits sur le continent australien (renards, chiens etc..) ainsi que la chasse par l’homme, qui cherche à éloigner de ses pâturages les wallabys, étant en concurrence alimentaire avec les moutons, mais également la chasse pour la fourrure et la viande.

Fort heureusement, c’est une espèce prolifique et résistante, qui s’adapte très facilement à son milieu de vie, et qui n’est actuellement pas menacée dans son milieu naturel.

Le wallaby de Bennett présente un nez et des pattes noires, une bande de poils blancs sur la lèvre inférieure, et un pelage épais lui permettant de résister au froid. Ce dernier est principalement gris, avec quelques reflets roux, en particulier au niveau du cou, qui lui donnent le nom de wallaby à cou rouge. Les femelles ont des couleurs moins vives, et il existe également des individus albinos, chez lesquels les pigments de couleurs sont absents, et donnent donc un wallaby blanc aux yeux rouges. La différence entre les wallabys et les kangourous se trouve surtout au niveau de la taille et du poids. Le wallaby ne pèse pas plus d’une vingtaine de kilos pour 1 m de hauteur, le kangourou quant à lui peut atteindre 90 kg pour 1.80 m. Les macropodidés, mot qui vient du grec “macros” qui signifie “grand”, et “pode” qui signifie “pieds’ ‘sont des marsupiaux présentant des membres postérieurs allongés. Il en existe une cinquantaine d’espèces.

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