photo panda roux

Panda roux

Ailurus fulgens

Ordre : Carnivores

Famille : Ailuridae

Genre : Ailurus

Poids

3 - 6,5 kg

Taille

60 cm de long (sans la queue)

Régime

Omnivore à tendance herbivore

Milieu

Forêt, montagne

Gestation

4 mois et demi

Longévité

10 - 15 ans

statut en danger

La tête en bas

Le panda roux ne possède pas de pouce opposable, cependant il est muni d’un un os modifié au niveau de son poignet. Celui-ci agit comme un pouce et lui permet de saisir plus facilement les tiges de bambou et de mieux grimper aux arbres comme le grand panda. Il est d’ailleurs un des rares animaux capables de descendre la tête en bas le long d’un arbre. Cela lui est permis grâce à la grande souplesse de ses pattes arrière.

Un sixième doigt...

Comme les grands pandas, il possède un sixième doigt aussi considéré comme un faux pouce, qui lui permet de saisir sa nourriture. En d’autres termes, le panda roux ne possède pas de pouce opposable, cependant il est muni d’un un os modifié au niveau de son poignet. Celui-ci agit comme un pouce et lui permet de saisir plus facilement les tiges de bambou  et de mieux grimper aux arbres comme le grand panda. Bien que cette dernière se compose à 95% de bambou, le panda roux n’en reste pas moins un carnivore car il possède bel et bien ces fameuses molaires pointues appelées des carnassières. 

Le panda roux est un petit mammifère de la famille des Ailuridés. Cette espèce en menace d’extinction est souvent nommée « le renard de feu de l’Himalaya ». Des récentes études phylogénétiques semblent attester que le panda roux est divisé non pas en une, mais par deux espèces : Ailurus fulgens styani et Ailurus fulgens fulgens.  Il est cependant l’unique représentant des Ailuridae. 

En plus des feuilles et des pousses de bambou, ce petit panda mange d’autres herbes, des racines, des fruits et des larves, des petits vertébrés (souris, lézards) et des œufs d’oiseaux et oisillons. Nocturne et solitaire, il vit en couple à la saison de reproduction, et les petits restent avec leur mère jusqu’à un an. Ce panda marque son territoire avec ses glandes anales. Il communique par des cris et des sifflements. Il vit dans les fourrés de bambous et les forêts de montagne entre 1800 et 4000 m, sur les versants sud-est de l’Himalaya.

Le panda roux n’est pas apparenté au panda géant. Le panda géant appartient à la famille des Ursidae (ours) et le panda roux appartient à sa propre famille taxonomiquement unique : Ailuridae. Le panda géant et le panda roux partagent toutefois certaines caractéristiques et un ancêtre commun. C’est ce qu’on appelle « l’évolution convergente ».

Le panda roux est le seul panda. Le panda géant a été découvert plus tard et n’est appelé panda qu’en raison des caractéristiques anatomiques que les deux espèces partagent. Le nom « panda » serait dérivé des mots népalais : « nigalya ponya » qui signifie « mangeur de bambou ». Frédéric Cuvier, célèbre zoologiste, paléontologue et conservateur français au Muséum national d’histoire naturelle, n’a pas été le premier à découvrir le panda roux, mais il a été le premier à publier une description de l’espèce, en 1848. Il le considérait comme le « plus mignon » des mammifères qu’il avait jamais vu et l’a nommé Ailurus fulgens pour « chat roux éclatant ».

L’habitat du panda roux et celui du panda géant se chevauchent dans le Sichuan, en Chine. Sinon, près de 50 % de l’habitat du panda roux se trouve dans l’Himalaya oriental, notamment au Népal, au Tibet, en Inde, au Bhoutan et au Myanmar. Le panda géant habite les six principales chaînes de montagnes des provinces chinoises du Sichuan, du Shaanxi et du Gansu.

Le panda roux et le panda géant mangent tous deux beaucoup de bambou. Le panda géant moyen mange entre 9 et 20 kg de pousses de bambou par jour. Le panda roux mange entre 1 et 2 kg de pousses et de feuilles de bambou par jour, soit environ 20 à 30 % de son poids corporel. Les pandas roux mangent également des fruits, des insectes, des œufs d’oiseaux etc…

Le panda roux et le panda géant ont tous deux un os du poignet élargi, conçu pour tenir les tiges de bambou pendant qu’ils mangent. Ce phénomène est également décrit comme un « faux pouce ».

Le panda roux est une espèce en voie de disparition tandis que le panda géant est désormais classé comme vulnérable. Ces deux adorables animaux luttent pour survivre tout en faisant face à une énorme pression imposée par les êtres humains, notamment la perte et la dégradation de leur habitat. Les deux espèces dépendent désormais des interventions de conservation pour assurer leur survie.

Le panda géant et le panda roux sont tous deux chassés et braconnés pour leur fourrure. Si le braconnage du panda géant a considérablement diminué grâce à des lois strictes et à une plus grande sensibilisation du public au statut protégé du panda, le panda roux est toujours braconné pour sa fourrure et pour le marché noir des animaux de compagnie.

Le panda roux vit dans la chaine de montagnes de l’Himalaya et dans le sud-ouest de la Chine.

Bien que le panda roux soit carnivore, le bambou constitue 90% de son alimentation. Par conséquent, on peut le définir comme un animal omnivore à tendance herbivore 

Même si le panda géant n’est pas en reste quand il faut grimper, le maitre incontesté des canopées asiatique c’est bien le panda roux. Ce petit mammifère aussi appelé « renard de feu » par les Chinois, est physiquement conçu pour ce mode de vie. En effet, il possède une une longue queue comme balancier et de larges pattes munies de griffes lui permettant de s’accrocher à l’écorce des arbres. Il est même l’un des rares mammifères à avoir la capacité de descendre des cimes la tête en bas. Grâce à ses griffes semi rétractiles et ses poils sous les pattes, il peut grimper aisément aux arbres sans glisser. Il dort même sur les branches, les pattes pendantes.

Le panda roux a des griffes partiellement rétractiles : c’est un agile grimpeur. Il utilise les arbres pour se nourrir, fuir les prédateurs terrestres et prendre des bains de soleil au somment des arbres. La femelle installe son nid dans le trou d’un arbre, entre deux branches, dans les racines ou les fourrés de bambous. Elle le tapisse de feuilles et de mousse pour y élever 1 à 5 petits.

L’espérance de vie du panda roux varie entre 10 et 15 ans.

Très arboricoles, les pandas roux s’accouplent cependant au sol. C’est la femelle qui invite le mâle à la monter. Au bout de 90 jours les petits pourront quitter le nid et commencer à se déplacer. Ils resteront environ un an avec leur mère.

Le panda roux est un des rares animaux capables de descendre la tête en bas le long d’un arbre. Cela lui est permis grâce à une grande souplesse au niveau de ses pattes arrière.

Bien qu’ils soient en grande partie solitaires, les pandas roux échangent des informations à l’aide de glandes odoriférantes, de signaux visuels, notamment des « regards fixes » accompagnés de mouvements de la tête, et de divers cris. Les nouveau-nés en détresse utilisent un sifflement aigu. Les pandas roux qui se sentent menacés émettent un aboiement strident pour l’oreille. Pendant la saison de reproduction, les adultes émettent des gémissements aigus et des bêlements à basse fréquence. Ils émettent également des couinements, des reniflements et des expirations audibles.

Le prédateur naturel du panda roux est la panthère de neiges. A cette menace s’ajoute le chien, un prédateur introduit par l’Homme.

Comme beaucoup d’animaux asiatiques, la frénésie du monde oriental perturbe ces timides créatures. Repoussé dans les retranchements des hauteurs de l’Himalaya par l’activité humaine, on ne retrouve le panda roux plus qu’entre 2500 et 4800 mètres d’altitude.  La destruction de son habitat entraine inévitablement une décroissance alarmante des populations sauvages. Cette menace se conjugue avec la présence de l’Homme toujours plus près de son habitat. Ce dernier y introduit des chiens qui peuvent aisément tuer le panda roux. En 18 ans sa population a réduit de 50%.

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Localisation

Himalaya et sud-ouest de la Chine