Saïmiri

Saimiri bolivensis

Ordre : Primates / Famille : Cebidae / Genre : Saimiri

IUCN-scale-black-LC (1)
Saimiri 2

Poids

0,6 à 1,1 kg ‍ ♂

0,4 à 0,9 ‍kg ♀.

Milieu

Forêt pluviale

Régime

Frugivore/insectivore

Taille

Corps : 31cm

Queue : 36cm

Gestation

158 jours

Longévité

20-25 ans

répartition saïmiri

Localisation

Amérique du sud

Qu'est-ce qu'un saïmiri ?

Le saïmiri est un petit singe également appelé singe écureuil en raison de son agilité à se déplacer dans les arbres. Il possède un pelage court et dense de couleur jaune beige mélangé de gris. Les membres jaune vif et la tête est recouverte de poils qui forment une couronne foncée. Ils portent un masque blanc sur les jours et autour des yeux. Le dimorphisme sexuel chez les saïmiris est plutôt simple : les mâles sont légèrement plus gros que les femelles, et ils présentent une couronne de coloration grise, alors que les femelles possèdent une couronne noire. Les saïmiris mâles mesurent entre 25 et 37 cm de long pour un poids de 550 grammes à 1,2 kg. Les femelles, moins corpulentes, mesurent entre 22 et 30 cm pour un poids qui varie entre 365 et 750 grammes. Ces petits primates possèdent une très longue queue non préhensile qui peut mesurer entre 37 et 45 cm.

Le saïmiri de Bolivie est un petit primate originaire d’Amérique du Sud, et se retrouve plus précisément en Bolivie, au Pérou et au Brésil. Ces primates de petite taille se retrouvent dans les forêts pluviales secondaires et primaires, et souvent à proximité des cours d’eau. Arboricoles, ils évoluent dans la canopée et ne descendent qu’occasionnellement dans les strates plus basses ou au sol. Il existe plusieurs sous-espèces connues, et les plus courantes en captivité sont des sous-espèces du Pérou et de Bolivie.

Les saïmiris sont omnivores, leur alimentation se compose de fruits, de baies, de feuilles, mais également d’insectes, escargots, ou des œufs, et rarement de petits animaux comme de petits rongeurs ou des oiseaux. Ils se déplacent toute la journée sur leur territoire à la recherche de nourriture.

Les saïmiris jouent un rôle écologique important dans le milieu naturel, car ils participent à réguler les populations d’insectes, et permettent également la dispersion des graines des différentes espèces de fruits qu’ils ingèrent, et ainsi favorisent la régénération de la forêt tropicale où ils vivent.

Animaux diurnes, ils vivent principalement dans les arbres dans les strates intermédiaires et supérieur de la forêt tropicale, et ne descend que rarement au sol. Il utilise sa longue queue comme un balancier, afin de pouvoir garder son équilibre lors de ses déplacements quotidiens dans la forêt. Elle peut également être utilisée lors de déplacements sur les pattes arrière, qui est un mode de déplacement moins fréquent que la quadrupédie chez ces petits primates. Les saïmiris utilisent également leur queue comme une écharpe, et s’enroulent autour de leur cou pour se protéger du froid.

 

Ils vivent en groupes sociaux de 10 à 550 individus avec une moyenne de 40 à 50 individus. La vie en groupe chez le saïmiri est complexe et hiérarchisée. Le groupe principal se divise en sous-groupes par sexes. C’est-à-dire que les femelles vivent ensemble tandis que les mâles vivent en marge du groupe de femelles. La hiérarchie au sein des groupes de mâles s’effectue grâce à des comportements agressifs ainsi qu’au lavage à l’urine. Ce comportement, effectué uniquement par les individus dominants, consiste à s’uriner sur les mains, sur les pieds ainsi que sur le corps. De cette manière le dominant pourra déposer son odeur partout, aussi bien sur le territoire que sur les dominés.

Les saïmiris de Bolivie font partie des rares primates à pratiquer des comportements de jeux. Ces jeux sont la plupart du temps effectués entre une mère et son petit ou entre deux individus immatures, mais cela a également lieu entre des individus adultes.

Dans la nature, les saïmiris sont prédatés par d’autres animaux, comme certains reptiles, ou certains rapaces, tels que la Harpie féroce.

Concernant la reproduction, la saison des accouplements dure en général de mars à mai avec des périodes de chaleur d’une semaine largement synchronisées entre les femelles. Les mâles dominants vivant dans des groupes de célibataires prennent beaucoup de poids juste avant la période de reproduction, afin d’augmenter la production de spermatozoïdes. Pendant cette courte période de reproduction, les femelles s’accouplent avec plusieurs mâles, qui eux s’accouplent avec plusieurs femelles, on parle alors de polygynandrie. Une fois cette période passée, les mâles sont à nouveau exclus du groupe de femelles par ces dernières. Durant sa vie, un mâle reproducteur change plusieurs fois de groupes de femelles, afin d’éviter naturellement de s’accoupler avec ses propres filles et donc de limiter la consanguinité. La durée de la gestation chez le saïmiri est d’environ 170 jours. Les femelles ont un seul petit en moyenne et il existe un élevage coopératif.  Cela signifie que des femelles n’ayant pas de petit aident celles qui en ont. Ces femmes sont appelées des “tantes” et aident pour porter et nettoyer le petit. Le sevrage des petits arrive autour de 4 à 6 mois environ. Par la suite, les jeunes mâles vont rester environ 3 ans avec le groupe de femelles. Passé cette période, les jeunes femelles restent dans le groupe, tandis que les jeunes mâles sont chassés et forment des groupes de mâles immatures. La maturité sexuelle chez les saïmiri est variable en fonction du sexe, les femelles vont être matures vers l’âge de 3 ans, alors que les jeunes mâles devront attendre 5 ans en moyenne afin de pouvoir procréer. C’est à cet âge-là que les mâles rejoignent les groupes de mâles adultes.

Comme de nombreuses espèces, les saïmiri sont menacés par la déforestation, afin de créer des parcelles de culture pour les populations locales. Le braconnage pour alimenter le commerce illégal d’animaux de compagnie impacte également les saïmiris. Le saïmiri fait partie d’un plan d’élevage européen afin de maintenir des populations stables dans les parcs zoologiques.

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